La soirée eut lieu en fin de semaine. Elizabeth décida d’accompagner son amie en ville afin qu’elle choisisse une robe. Après avoir fait les boutiques, elles allèrent à la librairie afin que Francesca puisse apercevoir le fameux irlandais.
- Mr Aubert ? Vous êtes là ?
Le magasin sembla vide.
- Il y a quelqu’un ?
- Connor ? appela Francesca.
Elizabeth la poussa du coude en guise de reproche. Elles entendirent soudainement du bruit. Connor sortit de l’arrière boutique avec, cette fois-ci, aucun livre dans ses mains. Il se posta au comptoir sans saluer les clientes.
- Il a l’air charmant dis donc, murmurant Francesca en plaisantant.
Elizabeth pouffa de rire et s’avança vers lui en souriant.
- Bonjour.
Elle attendait une réponse mais ce fut le silence total. Elle regarda son amie l’air confuse puis continua :
- Est-ce votre oncle est là ?
- Non. Il s’est absenté.
Elizabeth fut soulagée. Il avait une langue et il la comprenait.
- Bien. Quand est-ce pourrais-je le voir ?
- Dès demain.
- Très bien.
Tous deux restèrent silencieux quelques instants. Connor la fixait et cela la perturbait. Elle aurait voulu que Francesca lui vienne en aide mais celle-ci était partie regarder des livres concernant l’enseignement.
- Bon… je vais revenir demain alors.
- Comme vous voudrez.
Elizabeth sourit poliment, le salua et quitta le magasin en compagnie de son amie. Quelques rues plus loin, Francesca déclara qu’elle n’avait jamais vu d’homme aussi hautain de toute sa vie. Elle comprenait ce que pouvait ressentir son amie à propos de la soirée.
- Cela va être d’un ennui. J’espère pouvoir m’en débarrasser un moment.
- Si ce n’est lui d’abord.
- Que veux-tu dire par là ?
- Tu n’as pas vu comment il te répondait ? Comme s’il avait hâte que tu partes.
- Donc, il voudra sûrement se débarrasser de moi.
Elizabeth venait de réaliser que son amie avait raison.
- Il ne se débarrassera pas de moi comme ça. On se déplait l’un à l’autre mais ce n’est pas lui qui aura le dernier mot.
- Elizabeth, c’est ridicule. Laisse-le se débarrasser de toi en premier. Il apparaîtra comme un goujat ensuite.
- Non. Je ne me laisserai pas humilier de la sorte. Fais moi confiance.
Elizabeth n’aimait pas l‘humiliation et cela à cause d‘événements qui s’étaient déroulés durant son enfance. Des camarades d’école, dont un dénommé Jonathan Betain faisait parti, s’étaient moqués cruellement d’elle. Elle avait une anomalie sur son visage, qui était partie à l’adolescence. Mais Elizabeth avait beaucoup souffert de ses remarques désobligeantes. Elles restaient encore dans son cœur à son plus regret. Elle s’était promise qu’aucune autre personne ne pourra l’humilier comme Jonathan l’avait fait. Elle avait tenu sa promesse jusqu’ici. Connor n’en n’échappera pas.
- S’il veut me ridiculiser en public, je ne le laisserais pas agir. Crois-moi.
- Je sais Elizabeth. Je voulais juste te mettre en garde tu sais.
- Et tu as bien fait.
- Mr Aubert ? Vous êtes là ?
Le magasin sembla vide.
- Il y a quelqu’un ?
- Connor ? appela Francesca.
Elizabeth la poussa du coude en guise de reproche. Elles entendirent soudainement du bruit. Connor sortit de l’arrière boutique avec, cette fois-ci, aucun livre dans ses mains. Il se posta au comptoir sans saluer les clientes.
- Il a l’air charmant dis donc, murmurant Francesca en plaisantant.
Elizabeth pouffa de rire et s’avança vers lui en souriant.
- Bonjour.
Elle attendait une réponse mais ce fut le silence total. Elle regarda son amie l’air confuse puis continua :
- Est-ce votre oncle est là ?
- Non. Il s’est absenté.
Elizabeth fut soulagée. Il avait une langue et il la comprenait.
- Bien. Quand est-ce pourrais-je le voir ?
- Dès demain.
- Très bien.
Tous deux restèrent silencieux quelques instants. Connor la fixait et cela la perturbait. Elle aurait voulu que Francesca lui vienne en aide mais celle-ci était partie regarder des livres concernant l’enseignement.
- Bon… je vais revenir demain alors.
- Comme vous voudrez.
Elizabeth sourit poliment, le salua et quitta le magasin en compagnie de son amie. Quelques rues plus loin, Francesca déclara qu’elle n’avait jamais vu d’homme aussi hautain de toute sa vie. Elle comprenait ce que pouvait ressentir son amie à propos de la soirée.
- Cela va être d’un ennui. J’espère pouvoir m’en débarrasser un moment.
- Si ce n’est lui d’abord.
- Que veux-tu dire par là ?
- Tu n’as pas vu comment il te répondait ? Comme s’il avait hâte que tu partes.
- Donc, il voudra sûrement se débarrasser de moi.
Elizabeth venait de réaliser que son amie avait raison.
- Il ne se débarrassera pas de moi comme ça. On se déplait l’un à l’autre mais ce n’est pas lui qui aura le dernier mot.
- Elizabeth, c’est ridicule. Laisse-le se débarrasser de toi en premier. Il apparaîtra comme un goujat ensuite.
- Non. Je ne me laisserai pas humilier de la sorte. Fais moi confiance.
Elizabeth n’aimait pas l‘humiliation et cela à cause d‘événements qui s’étaient déroulés durant son enfance. Des camarades d’école, dont un dénommé Jonathan Betain faisait parti, s’étaient moqués cruellement d’elle. Elle avait une anomalie sur son visage, qui était partie à l’adolescence. Mais Elizabeth avait beaucoup souffert de ses remarques désobligeantes. Elles restaient encore dans son cœur à son plus regret. Elle s’était promise qu’aucune autre personne ne pourra l’humilier comme Jonathan l’avait fait. Elle avait tenu sa promesse jusqu’ici. Connor n’en n’échappera pas.
- S’il veut me ridiculiser en public, je ne le laisserais pas agir. Crois-moi.
- Je sais Elizabeth. Je voulais juste te mettre en garde tu sais.
- Et tu as bien fait.
Le jour de la soirée, un ami de Elizabeth vint la voir. Il se prénommait Isaac Hankel. Ses grands-parents étaient morts durant la seconde guerre mondiale mais son père avait survécu grâce à l’aide des grands-parents des filles Seuret. Depuis leur plus tendre enfance, Isaac et Elizabeth étaient amis. Mais il vivait sa vie comme bon lui semblait, et s’en tenir garde des conseils que Elizabeth lui donnait. Cela agaçait fortement la jeune fille et souvent, ils se disputaient. Mais leur amitié était toujours présente malgré l’impertinence d’Isaac. En solitaire endurci, il avait oublié la soirée donc d‘avoir une cavalière. C’est dans ce but qu’il vint à Garance, la demeure des Seuret. Malheureusement, Elizabeth lui dit qu’elle était déjà prise mais que son amie, Francesca, ne l’était pas. Il accepta sans discuter puis s’en alla.
- Elizabeth ! Comment as-tu pu ? Ce n’est pas en lui que je vais trouver mon bonheur.
- Vous étiez tous les deux sans compagnon.
- Mais… Francesca baissa le ton de sa voix. Je ne pourrais le satisfaire.
- Et alors ? Ce n’est qu’une soirée. Après cela, vous vous occuperez chacun à vos propres distractions.
Francesca fit la moue et Elizabeth continua de lire son roman. Louise arriva dans la pièce en compagnie d’un jeune homme.
- Je vous présente mon cavalier, Brice Descamps.
Elizabeth trouvait, encore une fois, que sa sœur n’avait aucun goût. Même en question des garçons, leurs goûts étaient différents. Louise préférait les blonds avec une musculaire herculéenne, tandis que Elizabeth préférait les bruns. Pourtant, si l’homme en question lui paraissait aimable, elle pouvait le trouver à son goût, quelque soit sa couleur de cheveux. Mais ici, Brice avait l’air niais. Il souriait constamment et ses muscles le faisaient ressembler à un bouledogue. Elizabeth eut envie de rire mais elle savait que cela aurait vexé sa sœur. Elle préféra se retenir.
- Ses parents sont chocolatiers. Brice m’a promis de m’emmener dans les réserves afin que je puisse déguster quelques recettes dont il a le secret.
Elizabeth crut comprendre autre chose et rougit.
- Pourrais-je aussi goûter à ces chocolats secrets ? demanda Francesca l‘air innocent.
Brice baissa la tête et ne répondit pas. Louise éclata alors de rire.
- Je ne pense pas.
Puis elle tourna la tête vers sa sœur et lui demanda à quelle heure les cavaliers devaient venir les chercher.
- Je pense à 19h30.
- Donc 19h pour toi. Tu seras peut-être prête à l’heure.
Elizabeth avait l’habitude d’être souvent en retard dans ses rendez-vous et sa sœur le savait.
- Merci de cette remarque Louise. Brice, je ne vous sers rien. Comme a si bien sous-entendu ma chère sœur, je dois aller me préparer pour être prête à temps. On se revoit ce soir.
- A ce soir.
Pendant qu’elle et Francesca montèrent les escaliers, Elizabeth imita Brice et ses muscles.
- « Il me fera déguster des recettes dont il a le secret. » Je connais très bien ses recettes secrètes, et elles ne sont pas à base de chocolat.
- Tu crois qu’elle ne parlait pas de ça ?
- Je connais ma sœur. Elle aime le chocolat, mais elle aime plus les jeunes hommes aux muscles saillants. Je ne pense pas qu’ils feront du chocolat chaud dans leur réserve.
- J’aurais tant aimé qu’elle m’apprenne la recette, sortit Francesca peinée.
Elles allèrent toutes deux se préparer chacune de leur côté. Louise entra brusquement dans la chambre de sa sœur.
- Tu aurais pu te montrer plus aimable avec Brice. C’est un homme charmant.
- C’est un homme musclé plutôt. C’est pour cela que tu le trouves charmant.
Louise croisa les bras pour montrer son mécontentement.
- Il n’y a pas que les muscles dans la vie. Tu sais qu’il a aussi un cerveau ?
Elizabeth se retourna et sourit l’air étonné.
- Tiens donc. Tu viens de comprendre cela ? Qu’il n’y a pas que les muscles dans la vie ? Tu as enfin réalisé qu’on peut aimer quelqu’un grâce à sa culture, son intelligence, sa bonté.
Louise ne répondit rien et baissa les yeux.
- En fait… Je ne le connais que depuis quelques jours, donc je ne sais pas vraiment comment il est. Mais tu as vu ses yeux ? Et sa bouche ? Oh ! Tu as vu ses bras ?
Elizabeth sourit. Elle connaissait trop bien sa sœur et lui dit. Louise lui confessa qu’elle avait raison mais que cela ne la gênait en rien.
- Tant que j’ai un cavalier, cela me convient. Au fait, tu en as trouvé un ?
- Je t’ai déjà répondu Louise. Tu ne m’écoutes jamais.
- Ah ! Oui. Un islandais c’est ça.
- Irlandais.
- Irlandais oui. Il est comment ?
- Peu bavard.
- Vous allez bien ensemble alors, plaisanta Louise. Mais je voulais dire physiquement.
- Ah. Ben…
A vrai dire, Elizabeth ne l’avait pas vraiment regardé. Le fait qu’il s’était montré méprisant avec elle l’avait rendu aveugle à ses yeux.
- Je ne sais pas. Je ne l’ai pas bien regardé.
- Comment ? Louise était stupéfaite de la réponse de sa sœur. Jamais je n’aurais accepté d’être la cavalière d’une personne qui ne me plait pas !
- Il ne plait pas. Mais cela n’est pas par rapport à son physique. Tu connais la mentalité Louise ?
- Oui, mais le physique est important aussi Elizabeth. Tu me choques !
- Et bien, va dans ta chambre te préparer pour oublier ce que tu viens d’entendre, répondit Elizabeth exaspérée.
Louise fit le tour de la chambre et se laissa tomber sur le lit.
- Je ne peux pas. Francesca se prépare. A cause de toi, je ne vais pas être présentable pour Brice. Oh Brice ! Il a un si beau sourire. Et ses oreilles me donnent envie de les croquer.
- Louise ! Va-t’en !
Le soir, Isaac fût le premier à arriver, suivi de Brice. Louise était furieuse qu’il soit arrivé si tôt car elle n’avait pas eu le temps de se parfumer. Connor, quant à lui, était en retard.
- Tu veux qu’on attende avec toi ?
- Non, partez devant. J’espère qu’il ne va pas tarder, ou qu’il va venir.
- On peut rester si tu veux.
- Filez ! Je vous rejoins plus tard.
Les deux couples partirent en laissant Elizabeth seule devant le perron.
Une demi-heure s’était écoulée quand Elizabeth vit une ombre marchait lentement vers elle. Elle alla à sa rencontre énervée.
- Te voilà enfin ! Tu es en retard !
- Je ne savais pas où vous habitiez.
Elizabeth prit conscience qu’elle n’avait pas donnée l’itinéraire de sa maison à Mr Aubert. Elle rougit honteuse.
- C’est vrai.
Connor la regardait comme à son habitude, avec mépris. La colère de Elizabeth augmenta.
- Ne me regarde pas comme ça !
- Vous me tutoyez et je n’aime pas ça.
Elizabeth le regarde interloquée.
- Je vous vouvoies alors, mon cher, répondit elle en faisant la révérence.
- Non, ça ira. Je préfère tutoyer le premier.
Elizabeth ne répondit rien. Ce fut le silence pendant un moment.
- Nous devrions y aller avant qu’il ne soit trop tard, proposa Connor.
- Oui, Monsieur.
- Tu peux arrêter cela s’il te plait. Je n’aime guère ce genre d’humour.
- Comme vous voudrez.
- Tu peux me tutoyer maintenant.
Elizabeth s’arrêta et le fusilla du regard.
- Tu n’as pas à me dire ce que je dois faire ou non. Tu ne me connais pas.
- Tu ne me connais pas non plus.
- Bien.
- Bien.
Et tous deux marchèrent de nouveau en direction de la soirée sans parler.

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