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Le vrai amour existe, mais il est difficile à trouver. Il faut donc être patient. Telle était la pensée de Elizabeth. Depuis toujours elle rêvait d’être aimée. Qu’importe si on disait d’elle qu’elle était trop fleur bleue ou trop inconsciente. Elle en rêvait. Elle savait qu’un jour elle montrerait à tout le monde qu’elle avait eu raison de croire en lui, qu’il existe. Elle saurait se montrer patiente.
Sa sœur Louise disait d’elle qu’elle n’était pas ouverte aux propositions qui se présentaient à elle, en amitié comme en amour. Elizabeth se moquait de ce que pouvait dire sa cadette. Elle ne voulait pas être forcée d’apprécier quelqu’un juste pour être avec cette personne, même s’il la trouvait à son goût. Tout cela était insensé. Louise charmait les jeunes hommes grâce à son physique. Elle faisait plus âgée que son âge contrairement à sa sœur aînée.
Mais cela ne dérangeait nullement Elizabeth. Elle ne voulait pas plaire grâce à son physique. Mais par sa gentillesse, sa tendresse, sa courtoisie. Elle préférait avoir des amies sincères que des connaissances qui pouvaient la trahir un jour ou l’autre.
Louise trouvait l’idée d’attendre l’amour de sa vie absurde. « Lizzie ! Tu es jeune ! Autant profiter de sa vie quand nous sommes jeunes. Amuse-toi ! Sors ! Va danser ! Rencontre des gens ! Je ne sais pas moi. Décoince-toi. Tant que la vie nous sourit, nous pouvons faire ce que nous voulons. »
Bien entendu, Elizabeth pensait la même chose, mais ses jeux étaient tout autre. Elle pouvait faire ce qu’elle souhaitait sans mettre son honneur en danger. Elle rigolait autant que sa sœur, mais différemment.
Depuis toute petite, elles étaient différentes. Leurs quatre ans de différence ne gênaient nullement leur entente mais leur vision de la vie était opposée. Elizabeth préférait rester au calme, Louise devait constamment faire quelque chose. Elle ne savait pas tenir en place. Quand l’une voulait rester chez elle à lire un roman, l’autre voulait aller en ville. Déjà la première était brune aux yeux marrons, la dernière rousse aux yeux bleus; De plus, elle était grande contrairement à son aînée. Quand Louise entrait dans une pièce bondée de monde, tous les regards se posaient sur elle et on oubliait sa sœur. Mais cela ne gênait en rien Elizabeth. Elle aimait sa sœur, elle était fière d’elle, même si parfois elle désapprouvait ses attitudes. C’est normal. Elle voulait la protéger.
Louise ne pensait qu’aux garçons. Elizabeth ne savait plus à combien était estimé le nombre des garçons qu’elle avait séduit. Elle ne les comptait plus. Louise les séduisait seulement. Elle était bien trop jeune pour aller jusqu’au bout des choses. Elizabeth aussi pensait à la gente masculine, mais jamais elle n‘eut été avec un. Elle était bien trop réservée. Pourtant deux garçons furent séduits par elle, mais sans aller plus loin. Elizabeth attendait le grand amour, et ils n’étaient pas dignes d’elle. Elle refusa leurs propositions et ne le dit pas à sa sœur. Elle ne comprendrait pas.

Elizabeth avait des amies. Durant la période scolaire, elle ne les voyait que le week-end. Durant ce court laps de temps, elles pouvaient s’exprimer sur de nombreux sujets, comme les amours des unes et les loisirs des autres. Mais la semaine, elle se retrouvait seule, et si une nouvelle lui arrivait, elle devait attendre de revoir ses amies pour en discuter. Ce n’était pas la peine de se confier à sa sœur car Louise n’était capable que de parler d’elle. Elizabeth se sentait comme un intrus dans sa famille. Alors elle partait dans ses rêveries dès qu’elle pouvait. Elle aimait cela.
- A quoi penses-tu ?
Elizabeth sortit de son rêve.
- A rien.
- Dis ! Tu rêvais de Victor ? Tu penses encore à lui ?
Elizabeth eut la mauvais idée un jour de lui raconter qu’elle trouva du charme à un garçon de son école. Cela faisait au moins quatre ans qu’elle ne l’avait plus revu. Elle l’avait oublié facilement contrairement à sa sœur.
- Louise. C’est du passé. Je ne l’ai jamais aimé !
- Et alors ? Qui parle d’amour ici ? Tu peux penser à lui sans l’aimer. Le plaisir des yeux est important tu sais.
- Oui, mais il n’a aucun intérêt. Il est trop fuguasse. Je veux un plaisir qui dure à vie.
- Tu finiras alors vieille fille.
Elizabeth n’aimait pas quand sa sœur lui disait ça.
- Au moins je ne souffrirais pas à cause d’une rupture.
- Ça c’est certain.
Louise sortit de la pièce en chantonnant.
Elizabeth savait que sa vie était monotone. Depuis qu’elles avaient déménagé, c’était de pire en pire. Elle devait rencontrer du monde. Mais surtout elle devait tout faire pour que son grand rêve se réalise.
- Ce n’est pas en restant chez toi que tu trouveras l’amour, se dit-elle.
Elle sortit à son tour de la pièce.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

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