Louise évitait de sortir le plus possible de sa chambre suite à la soirée. Les rares fois où sa famille la voyait étaient lors des repas. Du moins, quand Elizabeth ne venait pas lui apporter son repas dans sa chambre. Ses parents s’inquiétaient au sujet des bleus. Ils avaient demandé à leur fille aînée ce qu’il s’était passé mais Elizabeth préférait que ça soit Louise qui le leur dise. De plus, elle ne savait que la version de Connor. Chaque fois qu’elle rentrait dans sa chambre, Louise était assise sur son lit, le regard vide. Elle ne lui parlait pas. Elle ne la regardait pas. Elle ne souriait pas. Elizabeth n’avait jamais vu sa sœur cet état. Elle ne pouvait que pleurer après cela. Pour essayer de penser à autre chose, elle faisait de longues promenades en compagnie de Francesca. Elles allaient le moins possible en ville aussi. Elizabeth ne voulait pas croiser Brice. Elle ne savait pas ce qu’elle pourrait lui faire si elle le voyait.
- C’est bien ce qu’a fait Connor, avoua Francesca après un quart d’heure de silence.
Elizabeth acquiesça en silence. Elle ne savait pas si elle devait parler de l’histoire avec son amie. Francesca lui demanda si elle voulait en discuter mais Elizabeth refusa. Elle préférait que Louise dénoue sa langue avant.
Plusieurs jours passèrent avant que Louise osa dire un mot. Ce fut un soir après le dîner, elle raconta tout à sa sœur, comment Brice l’avait fait boire, comment il l’emmena dans un lieu de la maison. Elle ne dit aucun mot au sujet de Connor. C’était le trou noir mais quelques flash lui étaient apparus. Elle se sentait sale et honteuse. Durant son aveu, elle n’osait regarder sa sœur de peur d’être jugée. Mais Elizabeth ne pouvait faire cela. C’était sa petite sœur. Elle l’a pris dans ses bras et la consola tandis que Louise laissait échapper toutes les larmes qu‘elle retenait depuis l’incident.
Après cela, l’atmosphère de la maison s’apaisa et l’on put reprendre une activité normale. Le séjour de Francesca se finissait dans une semaine et Mr Seuret allait partir en voyage pour une affaire quelque peu urgente. Tout le monde s’agitait. Il fallait que Francesca profite de sa dernière semaine au maximum. Louise recommença à voir ses amies, mais n'allait pas en ville. Elizabeth alla voir Jeanne avant qu’elle parte pour la capitale. Mme Seuret essayait de ranger au maximum la maison afin qu’elle paraisse nette. Tous étaient occupés. Francesca voulut faire le tour de la ville une dernière fois. Elizabeth accepta avec réticence.
- Je ne veux pas voir Brice. Évite d’aller à la chocolaterie, d’accord ?
- Et la librairie ? Je peux ? demanda Francesca avec le sourire en coin.
- Mouais.
Mais ce jour-là, elles n’allèrent pas voir Mr Aubert. Elles le croisèrent seulement en revenant à Garance. Ils parlaient des dernières nouvelles, des derniers romans. A aucun moment ils abordèrent le sujet "Connor". Elizabeth avait pourtant envie d’avoir de ses nouvelles mais elle ne voulait pas que Francesca se pose des questions ensuite. Heureusement pour elle, cette dernière posa la fameuse question :
- Monsieur. Comment va Connor ?
Le librairie semblait gêné.
- Il a dû repartir chez lui à la hâte.
Elizabeth le regarda stupéfaite. Elle demanda pourquoi mais Mr Aubert donna l’impression d’être embarrassé. Il répondit qu’il avait une affaire urgente à régler. Les jeunes filles le regardèrent s’en aller en courant presque.
- Étrange.
Des tas de questions surgissent alors dans la tête d’Elizabeth. Pourquoi Connor était-il parti comme ça ? Est-ce à cause de la bagarre ? A cause d’elle ? Elle espérait que la cause de son départ était due au problème entre ses parents. Elizabeth était du genre à se faire une montagne pour un rien. Elle ne dormit pas de la nuit. Elle se questionnait au sujet du départ précipité de Connor. La mésaventure de Louise avait bouleversé son quotidien. Est-ce que tout allait revenir à la normale à la rentrée ? Elle plongea dans un sommeil profond au moment où le soleil se leva. Dans les alentours de 10h, elle se leva avec une migraine. Francesca préparait ses valises en douceur. Elle ne voulait réveiller son amie.
- Tu prépares tout déjà.
- Mon train part cet après-midi.
Elizabeth se leva et serra Francesca dans ses bras.
- Tu vas me manquer. Tu m’as tellement aidé.
- Je n’ai rien fait de spécial tu sais.
- Seulement soutenue.
Francesca partit vers 15h. Elizabeth se sentit soudain seule, malgré la présence de sa famille. Elle alla aider sa mère à la cuisine mais le cœur n’y était pas. Tout ce qu’elle voulait, c’est que l’été se termine le plus vite possible afin d’avoir d’autres soucis en tête.
Les jours qui suivirent le départ de Francesca passèrent doucement. Elizabeth passa quelques jours chez Dounia mais ne vit pas Adam. Son amie lui apprit qu’elle était tombée amoureuse d’un dénommé Sven. Adam l‘avait connu lors de son séjour en Laponie. Selon lui, il fallait beaucoup discuter avec Sven avant de vraiment le connaître. Dounia avait mis des semaines avant de bien parler avec lui. Mais la gentillesse de la jeune femme plut à cet homme du grand froid. Adam n’en revint pas avec quelle rapidité Sven s’était ouvert et selon lui, il n’était pas indifférent aux charmes de Dounia. Cette dernière était ravie.
- J’attend seulement qu’il montre qu’il tient vraiment à moi. Adam n’est pas Mme Soleil. Il ne peut pas savoir si Sven m’aime vraiment beaucoup.
- Mais selon lui, Sven n’est jamais comme ça avec les autres.
- Je sais. Mais je ne veux pas me montrer… comme je l’ai fait une fois.
Elizabeth regarda son amie se lever et lui tourner le dos.
- Je ne te l’ai jamais dit.
- Dit quoi ?
- Avant que je connaisse Sven, j’ai été…
Dounia s’interrompit et soupira.
- J’ai aimé Adam.
Elizabeth ne sut plus quoi répondre. C’était comme si un couteau lui avait poignardé son cœur. Sa meilleure amie…
- Il ne l’a jamais su.
- Comment as-tu pu ?
Elle sentit les larmes couler sur ses joues.
- Dounia ! Je te faisais confiance !!
- Tu crois que je ne m’en veux pas ? Il y a un mois, au bord du ruisseau, je voulais tout t’avouer, mais j’en fus incapable ! J’ai été lâche ! Tu comprends ?
Elizabeth n’avait jamais vu son amie dans cet état. Elle vit qu’elle s’en voulait terriblement. Elle décida de passer outre, surtout qu’elle avait Sven maintenant.
- C’est du passé, répondit-elle en essuyant ses larmes.
Mais elle savait qu’une part de sa confiance envers Dounia avait disparu.
- C’est bien ce qu’a fait Connor, avoua Francesca après un quart d’heure de silence.
Elizabeth acquiesça en silence. Elle ne savait pas si elle devait parler de l’histoire avec son amie. Francesca lui demanda si elle voulait en discuter mais Elizabeth refusa. Elle préférait que Louise dénoue sa langue avant.
Plusieurs jours passèrent avant que Louise osa dire un mot. Ce fut un soir après le dîner, elle raconta tout à sa sœur, comment Brice l’avait fait boire, comment il l’emmena dans un lieu de la maison. Elle ne dit aucun mot au sujet de Connor. C’était le trou noir mais quelques flash lui étaient apparus. Elle se sentait sale et honteuse. Durant son aveu, elle n’osait regarder sa sœur de peur d’être jugée. Mais Elizabeth ne pouvait faire cela. C’était sa petite sœur. Elle l’a pris dans ses bras et la consola tandis que Louise laissait échapper toutes les larmes qu‘elle retenait depuis l’incident.
Après cela, l’atmosphère de la maison s’apaisa et l’on put reprendre une activité normale. Le séjour de Francesca se finissait dans une semaine et Mr Seuret allait partir en voyage pour une affaire quelque peu urgente. Tout le monde s’agitait. Il fallait que Francesca profite de sa dernière semaine au maximum. Louise recommença à voir ses amies, mais n'allait pas en ville. Elizabeth alla voir Jeanne avant qu’elle parte pour la capitale. Mme Seuret essayait de ranger au maximum la maison afin qu’elle paraisse nette. Tous étaient occupés. Francesca voulut faire le tour de la ville une dernière fois. Elizabeth accepta avec réticence.
- Je ne veux pas voir Brice. Évite d’aller à la chocolaterie, d’accord ?
- Et la librairie ? Je peux ? demanda Francesca avec le sourire en coin.
- Mouais.
Mais ce jour-là, elles n’allèrent pas voir Mr Aubert. Elles le croisèrent seulement en revenant à Garance. Ils parlaient des dernières nouvelles, des derniers romans. A aucun moment ils abordèrent le sujet "Connor". Elizabeth avait pourtant envie d’avoir de ses nouvelles mais elle ne voulait pas que Francesca se pose des questions ensuite. Heureusement pour elle, cette dernière posa la fameuse question :
- Monsieur. Comment va Connor ?
Le librairie semblait gêné.
- Il a dû repartir chez lui à la hâte.
Elizabeth le regarda stupéfaite. Elle demanda pourquoi mais Mr Aubert donna l’impression d’être embarrassé. Il répondit qu’il avait une affaire urgente à régler. Les jeunes filles le regardèrent s’en aller en courant presque.
- Étrange.
Des tas de questions surgissent alors dans la tête d’Elizabeth. Pourquoi Connor était-il parti comme ça ? Est-ce à cause de la bagarre ? A cause d’elle ? Elle espérait que la cause de son départ était due au problème entre ses parents. Elizabeth était du genre à se faire une montagne pour un rien. Elle ne dormit pas de la nuit. Elle se questionnait au sujet du départ précipité de Connor. La mésaventure de Louise avait bouleversé son quotidien. Est-ce que tout allait revenir à la normale à la rentrée ? Elle plongea dans un sommeil profond au moment où le soleil se leva. Dans les alentours de 10h, elle se leva avec une migraine. Francesca préparait ses valises en douceur. Elle ne voulait réveiller son amie.
- Tu prépares tout déjà.
- Mon train part cet après-midi.
Elizabeth se leva et serra Francesca dans ses bras.
- Tu vas me manquer. Tu m’as tellement aidé.
- Je n’ai rien fait de spécial tu sais.
- Seulement soutenue.
Francesca partit vers 15h. Elizabeth se sentit soudain seule, malgré la présence de sa famille. Elle alla aider sa mère à la cuisine mais le cœur n’y était pas. Tout ce qu’elle voulait, c’est que l’été se termine le plus vite possible afin d’avoir d’autres soucis en tête.
Les jours qui suivirent le départ de Francesca passèrent doucement. Elizabeth passa quelques jours chez Dounia mais ne vit pas Adam. Son amie lui apprit qu’elle était tombée amoureuse d’un dénommé Sven. Adam l‘avait connu lors de son séjour en Laponie. Selon lui, il fallait beaucoup discuter avec Sven avant de vraiment le connaître. Dounia avait mis des semaines avant de bien parler avec lui. Mais la gentillesse de la jeune femme plut à cet homme du grand froid. Adam n’en revint pas avec quelle rapidité Sven s’était ouvert et selon lui, il n’était pas indifférent aux charmes de Dounia. Cette dernière était ravie.
- J’attend seulement qu’il montre qu’il tient vraiment à moi. Adam n’est pas Mme Soleil. Il ne peut pas savoir si Sven m’aime vraiment beaucoup.
- Mais selon lui, Sven n’est jamais comme ça avec les autres.
- Je sais. Mais je ne veux pas me montrer… comme je l’ai fait une fois.
Elizabeth regarda son amie se lever et lui tourner le dos.
- Je ne te l’ai jamais dit.
- Dit quoi ?
- Avant que je connaisse Sven, j’ai été…
Dounia s’interrompit et soupira.
- J’ai aimé Adam.
Elizabeth ne sut plus quoi répondre. C’était comme si un couteau lui avait poignardé son cœur. Sa meilleure amie…
- Il ne l’a jamais su.
- Comment as-tu pu ?
Elle sentit les larmes couler sur ses joues.
- Dounia ! Je te faisais confiance !!
- Tu crois que je ne m’en veux pas ? Il y a un mois, au bord du ruisseau, je voulais tout t’avouer, mais j’en fus incapable ! J’ai été lâche ! Tu comprends ?
Elizabeth n’avait jamais vu son amie dans cet état. Elle vit qu’elle s’en voulait terriblement. Elle décida de passer outre, surtout qu’elle avait Sven maintenant.
- C’est du passé, répondit-elle en essuyant ses larmes.
Mais elle savait qu’une part de sa confiance envers Dounia avait disparu.

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